Chenay-le-Châtel
Chenay-le-Châtel, petite commune de Saône-et-Loire, arrondissement de Charolles, canton de Marcigny. Chenay faisait autrefois partie du diocèse d’Autun, de la justice de Maulévrier et du bailliage et recette de Semur-en-Brionnais. 1168 h. en 1897, un peu plus de 350 actuellement. Superficie : 2213 ha. Terres d’embouche, un peu de céréales et de vignes. Territoire ondulé, formé de petites collines renfermant des vallées peu profondes comme celle de l’Arçon et de l’Arcelles, deux rivières tributaires de la Loire à Artaix.
En 1897, la commune comptait sept aubergistes, deux marchands de bois, deux bouchers, deux boulangers, un charpentier, deux charrons, un marchand de chaux, trois cordonniers, six couturières, six épiciers, trois forgerons, un jardinier, quatre maçons, deux maréchaux-ferrants, trois menuisiers, trois meuniers, deux modistes, deux quincailliers, deux marchands de sabots, deux marchands de tabac et quatre tailleurs d’habits. Tous ces commerçants et artisans on pratiquement disparu (il reste néanmoins un aubergiste, un épicier, un boulanger et un boucher plus quelques artisans ainsi qu’une école et un bureau de poste)..(Source : almanach de Saône-et-Loire, 1897)
Chenay-le-Châtel (Castrum chanoeum) tire son surnom d’un antique château “implanté dans un lieu où poussent les chênes”, château dont il ne reste aujourd’hui que la motte. L’église actuelle (XIXème) a remplacé une église assez remarquable datant du XIème siècle. En 1764, on dénombrait 63 feux à Chenay (d’Expilly).
Sources d’archive concernant Chenay : voir inventaire sources.pdf. Par ailleurs, on pourra consulter avec intérêt les articles de F. GINET DONATI dans le Bulletin de la société d’étude du Brionnais (BSEB). Notamment : Le droit d’Aide au cas de chevalerie dû au seigneur de Chenay (BSEB 1928, pp. 323 à 326. consultable aux AD). Petite notice sur Wikipedia.
-Le premier document intéressant présenté ici in-extenso concerne le meurtre de Messire Arleloup, prêtre et curé de Chenay le 8 juin 1674. L’instruction de ce fait divers est consignée sous la cote B2233 aux archives départementales de Saône-et-Loire. L’histoire est simple : Messire Arleloup visitant ses vignes rencontre un jeune paysan de sa paroisse chantant des chansons légères et le réprimande. Comme le jeune refuse d’obtempérer, il le bastonne violemment (allant jusqu’à lui casser le bâton sur l’échine). Le jeune ne se laisse pas faire, se défend et frappe le curé avec une pierre à cogner en lui portant un coup mortel puis s’enfuit. Le document cite les dépositions des témoins présents et l’autopsie. Source : insinuations, cote B2233, liasse 1.
-Le second document est une histoire à rebondissements : celle qui couvre l’édification de l’école primaire de Chenay entre 1851 et 1905. Voir ecole.pdf. Echanges de courrier entre le maire de Chenay et son conseil municipal, le préfet, le ministère, l’inspecteur primaire, le propriétaire du terrain, etc. Du château qui a donné son nom à Chenay ne subsiste qu’une motte féodale au milieu d’un près au lieu dit “le Château” à quelques centaines de mètres en sortant du bourg sur la route qui conduit à Marcigny. On ne confondra pas ce château avec le bâtiment fin XIXème qui jouxte le bourg sur la route d’Urbize.
L’Hôpital de Chenay
Le territoire actuel de Chenay a comporté jadis la petite paroisse de l’Hôpital-de-Chenay qui a été supprimée à la révolution. Le hameau de l’hôpital était une possession de l’ordre de Malte. Son nom proviendrait de l’existence d’un hôpital sur une route menant à St-Jacques de Compostelle. Qui dit paroisse dit église. Il existait effectivement une chapelle (avec son cimetière). De cette chapelle subsiste un petit bâtiment à usage de grange et situé non pas au lieu dit l’hôpital, mais aux Sagets. Les cahiers paroissiaux de l’hôpital sont annexés à ceux de Chenay dans l’exemplaire des archives départementales (les BMS de la mairie n’existent plus).
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